Mardi 10 et mercredi 11 juin
Nordkjosbotn – Tromsø : 60 km
Tromsø – Burfjord : 300 km
Nous avions choisi de nous installer près de Tromsø pour pouvoir profiter pleinement de cette ville mythique du Grand Nord. Notre réveil matinal nous a permis d’arriver au camping vers 10h30, nous laissant suffisamment de temps pour nous occuper des tâches quotidiennes : lessives, préparation des repas et douches bien méritées. Une fois ces corvées terminées, nous étions prêts à partir explorer Tromsø, cette ville surnommée le « Paris du Nord » et considérée comme la « capitale mondiale des aurores boréales ».
Notre exploration à pied nous a menés tout d’abord devant la cathédrale Arctique, un édifice remarquable au design résolument moderne. Sa forme triangulaire évoque à la fois les icebergs de la région et les mystérieuses aurores boréales qui illuminent le ciel polaire. Cette architecture audacieuse témoigne de la capacité des Norvégiens à allier tradition et modernité.
Tromsø étant située sur une île, nous avons dû emprunter un pont imposant pour rejoindre le centre-ville. Cette traversée nous a offert une vue panoramique sur la ville et ses environs.
En longeant le port, nous avons été surpris de découvrir le Ponant amarré près du centre historique. La présence de ce navire français expliquait d’ailleurs pourquoi nous entendions autant parler français dans les rues du centre-ville ! Cette rencontre inattendue avec un morceau de France au cœur de l’Arctique norvégien nous a fait sourire.
Le port accueillait également de nombreux autres bateaux de croisière.
La visite du centre historique nous a révélé des trésors architecturaux, notamment la cathédrale en bois, la plus ancienne du nord de la Norvège.
Le centre-ville nous a charmés avec ses maisons aux couleurs vives qui contrastent magnifiquement avec la blancheur souvent présente du paysage arctique. Ces façades colorées apportent une touche de gaieté et de chaleur humaine.
Au-delà de sa réputation de capitale des aurores boréales, Tromsø s’est historiquement imposée comme le point de départ des grandes expéditions arctiques. C’est notamment d’ici que partaient les chasseurs vers les régions polaires, ce qui a valu à la ville le titre peu enviable de « capitale mondiale de la chasse à la baleine » à une époque révolue.
Notre exploration urbaine s’est étalée sur 3h45 de marche pour un parcours de 9 kilomètres. Contrairement aux prévisions météorologiques, nous avons été épargnés par la pluie, ce qui nous a permis de profiter pleinement de notre découverte de la ville sans contraintes climatiques.
De retour au camping, épuisés mais ravis de notre journée, nous avons passé une nuit très contrastée. Pendant que je dormais profondément, récupérant de cette journée bien remplie, Soizic a été tenue éveillée par le concert incessant des oiseaux. En effet, à cette latitude et à cette période de l’année, la luminosité quasi permanente perturbe les rythmes naturels, et les oiseaux chantent pratiquement toute la nuit ! Cette expérience particulière du Grand Nord a quelque peu affecté sa forme, ce qui explique peut-être pourquoi mon récit de cette journée manque de détails…
Le réveil a sonné tôt car nous avions un programme chargé : les habituels pleins et vidanges du camping-car avant de reprendre la route vers Alta, puis le Cap Nord. Alta revêt une importance stratégique dans notre périple car c’est la dernière ville où nous pourrons faire le plein de GPL.
Concernant le Cap Nord, nous avons étudié attentivement les prévisions météorologiques qui annonçaient un temps favorable dans la nuit de jeudi à vendredi. Cette information précieuse nous a convaincus qu’il fallait absolument être sur place jeudi en fin d’après-midi pour profiter pleinement de cette expérience unique.
Sur notre route, la chance nous a de nouveau souri : nous avons eu la joie de croiser une grande famille d’élans accompagnée de leurs petits faons. Ces magnifiques animaux emblématiques du Grand Nord nous ont offert un spectacle naturel inoubliable. Nous avons pu nous arrêter et les observer tranquillement avant qu’ils ne regagnent la sécurité de la forêt.
Cette journée de mercredi nous a menés sur 300 kilomètres de route, avec comme point d’orgue la découverte des Alpes de Lyngen. Cette chaîne de montagnes nous a offert des panoramas d’une beauté à couper le souffle. Les mots et même les photographies peinent à retranscrire la majesté de ces paysages que nous avons la chance de contempler au quotidien.
Ces vues spectaculaires transforment chaque kilomètre parcouru en moment de pure contemplation. Le temps semble suspendu face à ces panoramas grandioses qui défilent devant nos yeux.
Demain nous attend la dernière étape de notre périple aller : 292 kilomètres nous séparent encore du Cap Nord, ce point mythique qui représente l’un des endroits les plus nord d’Europe accessible par la route.


Quelle immensité, magnifique, ca vous rappelle le Canada ?