Ce matin, changement d’ambiance : pour une fois, nous nous sommes réveillés sous la pluie ! Il faut dire qu’il avait plu pratiquement toute la nuit. Les gouttes tambourinaient sur le toit de notre véhicule, créant une mélodie monotone qui nous a accompagnés dans nos dernières heures de sommeil.
Face à ce temps maussade, nous avons décidé de prendre notre temps. Les prévisions météorologiques annonçaient une amélioration en début d’après-midi, alors pourquoi se presser ? Nous avons donc traîné tranquillement, savourant un petit-déjeuner prolongé.
Nous avons finalement pris la route vers 10h30, direction la frontière suédoise qui se trouvait à peine à 10 kilomètres de notre position. Le passage s’est fait en toute simplicité : aucune marchandise à déclarer, aucun contrôle, nous n’avons même pas eu besoin de nous arrêter. Et nous voilà ainsi entrés discrètement dans la Laponie suédoise, franchissant cette frontière invisible qui sépare deux pays nordiques aux paysages si similaires.
Une fois de l’autre côté, force est de constater que rien n’avait vraiment changé dans le décor : le froid mordant, la neige omniprésente, les lacs gelés, et même cette pluie persistante qui nous accompagnait depuis le matin. Seule différence notable : les cascades semblaient plus nombreuses et surtout plus puissantes, gonflées par les récentes précipitations et la fonte des neiges printanière.
Nous avions repéré sur notre carte une belle cascade à découvrir au cours d’une randonnée. L’envie était là, la motivation également, mais pas les équipements nécessaires pour évoluer sereinement dans la neige ! Optimistes, nous avons tout de même tenté l’aventure, mais après à peine cent mètres de progression laborieuse, nous nous sommes rapidement rendu compte que ce ne serait pas raisonnable de continuer sans chaussures adaptées.
Plutôt que de risquer un accident, nous avons opté pour la prudence et sorti notre téléobjectif. Quelques clichés au gros zoom ont finalement remplacé notre randonnée prévue, nous permettant tout de même de capturer la beauté de cette cascade lointaine.
Nous avons repris la route E10 en direction du parc national d’Abisko, l’un des joyaux de la Laponie suédoise. En chemin, nous avons quand même eu la satisfaction d’admirer « notre » cascade du jour, baptisée Siverfallet, près du petit village de Björklinden. Ses eaux tumultueuses dévalaient avec une force impressionnante, créant un spectacle naturel saisissant dans ce paysage encore hivernal.
Avant d’atteindre le parc proprement dit, nous avons commencé à longer les rives du lac Torneträsk, le plus long lac de Suède avec ses 72 kilomètres de longueur pour 9 kilomètres de largeur. Cette étendue d’eau, encore par endroit gelée, s’étendait à perte de vue, bordée de montagnes aux sommets enneigés.
Nous souhaitions faire le plein d’essence, mais la seule station-service de la région était malheureusement en panne. C’est là que nous avons eu la surprise de retrouver nos compagnons de route bretons du Conquet, rencontrés la veille. Contrairement à nous, ils se trouvaient dans une situation délicate : ayant déjà bien entamé leur réserve de carburant, ils étaient contraints d’attendre que la station soit réparée. De notre côté, nous avions heureusement suffisamment d’essence pour pouvoir retourner à Narvik, ce qui nous donnait une marge de manœuvre appréciable.
Nous nous sommes dirigés vers la station de ski, car nous avions prévu de monter au sommet du mont Njullá en téléphérique pour profiter d’une vue panoramique exceptionnelle sur la région. Malheureusement, le téléphérique ne fonctionnait pas et ne devait reprendre ses activités qu’à la mi-juin. Cette fermeture saisonnière, logique dans cette région aux hivers interminables, nous a privés de ce qui devait être l’un des moments forts de notre journée.
Refusant de nous laisser abattre par cette déconvenue, nous sommes allés découvrir des exemples d’architecture traditionnelle sami. Les Samis (ou Sames) constituent un peuple autochtone fascinant qui occupe l’ensemble de la Laponie, s’étendant de la Norvège jusqu’à la Russie, en passant par la Suède et la Finlande. Leurs constructions, parfaitement adaptées aux conditions climatiques extrêmes, témoignent d’une sagesse ancestrale et d’une harmonie remarquable avec l’environnement nordique.
Nous avions repéré sur nos cartes la présence d’un cimetière et d’une église implantés sur les flancs d’une colline avoisinante. Cette fois-ci, une vraie randonnée se profilait ! Bien décidés à aller jusqu’au bout malgré les conditions neigeuses, nous avons chaussé nos meilleures chaussures et nous sommes élancés dans l’ascension.
Nous avons trouvé assez rapidement la petite église qui, à notre grande surprise, était ouverte ! Cette découverte inattendue nous a permis de la visiter en détail. L’intérieur nous a frappés par son style très simple et épuré, dans la plus pure tradition nordique.
Encouragés par cette première découverte, nous avons poursuivi nos recherches du petit cimetière en nous enfonçant dans une forêt de bouleaux aux troncs blancs qui contrastaient magnifiquement avec la neige. Malheureusement, malgré nos efforts et notre persévérance, nous ne l’avons pas trouvé. Au bout d’une heure de progression dans la neige parfois profonde, et Soizic commençant à s’inquiéter de la possible présence de lynx ou même d’ours dans les parages, nous avons décidé de faire demi-tour et de regagner notre campement…


Oh punaise ils ont froid les anciens Martiniquais !!!
Eric c est en Laponie finlandaise q il faut enfiler ton costume de père Noël ! Pas en Laponie suédoise, ton Gps vs a mal orienté 🤣🤣