Nous voilà enfin arrivés à Copenhague, la dernière des capitales scandinaves à visiter lors de notre périple nordique. Notre camping se trouve à Rødovre, une banlieue paisible située à environ 30 minutes du centre-ville en train. Contrairement à nos précédentes mésaventures avec les systèmes de transport en commun, l’achat des billets s’est déroulé sans encombre cette fois-ci – un soulagement après les galères rencontrées dans d’autres villes !
Dimanche matin, direction le centre-ville de Copenhague, et plus précisément son centre historique chargé d’histoire. Avant de nous plonger dans l’effervescence urbaine, nous avons choisi de commencer par la tranquillité du quartier Parkmueerne. Le jardin botanique s’est révélé être un véritable écrin de verdure, parsemé de grandes serres abritant une collection impressionnante de palmiers tropicaux, de cactus aux formes étonnantes et d’orchidées aux couleurs éclatantes.
En sortant du parc, nous avons eu la surprise de découvrir une énorme météorite, vestige cosmique d’un passé lointain. Ce bloc de fer et de roche, pesant pas moins de 20 tonnes, est tombé au nord-ouest du Groenland il y a environ 58 millions d’années. Découverte en 1963, elle a ensuite été remorquée jusqu’au Danemark – un exploit logistique qui a nécessité plusieurs années pour acheminer ce « caillou » impressionnant jusqu’à sa destination finale.
Notre promenade nous a ensuite menés vers le château de Rosenborg, joyau architectural entouré de magnifiques roseraies. Ce château, ancienne résidence royale, dégage une élégance toute particulière avec ses tours et ses façades de briques rouges.
Nous avons tout de même pris le temps d’explorer l’immense jardin qui entoure le château, véritable poumon vert au cœur de la ville, où les Copenhagois viennent se détendre et pique-niquer.
Après cette pause verdoyante, nous avons pris la direction du centre historique et de ses célèbres rues piétonnes. La Strøget, artère principale du shopping danois, s’est révélée être un kaléidoscope de rues et de places animées, fréquentées autant par les locaux que par les touristes du monde entier.
Une chose nous a particulièrement frappés : la présence importante de francophones dans les rues. Tout au long de notre déambulation, nous avons entendu parler français à de très nombreuses reprises, témoignage de l’attrait qu’exerce la capitale danoise sur les français.
L’architecture du centre-ville est à couper le souffle : bâtiments historiques aux façades colorées, églises aux flèches élancées, fontaines … Chaque coin de rue réserve son lot de découvertes. Et comme c’était également la période des soldes, Soizic a pu s’adonner à l’une de ses activités préférées en découvrant quelques magasins aux trésors cachés !
Au terme de cette agréable vadrouille, nous avons atteint le clou du spectacle : le quartier de Nyhavn, littéralement « nouveau port ». Ce quartier est sans conteste le plus touristique de Copenhague, et pour cause !
C’est ici que l’illustre écrivain Hans Christian Andersen, père des contes qui ont bercé notre enfance, a élu domicile. Le canal bordé de maisons aux façades colorées – rouge, jaune, bleu, vert – forme un tableau vivant d’une beauté saisissante. Par beau temps, comme nous avons eu la chance de l’expérimenter, c’est véritablement LA carte postale de Copenhague qui prend vie sous nos yeux.
Après avoir fait le tour de ce quartier enchanteur, les jambes lourdes mais le cœur léger, nous avons repris le chemin du retour. Le train nous a ramenés vers notre camping où Vanille, notre fidèle compagne de route, nous attendait patiemment.
Après une nuit réparatrice, nous avons décidé de reprendre le chemin de la capitale avec un itinéraire légèrement différent. Cette fois, nous nous sommes arrêtés à la gare centrale, quelques stations avant notre arrêt de la veille.
Cette gare est un spectacle en soi : grande et magnifique, elle constitue un véritable hub où convergent bus, métro, trains de banlieue et trains longue distance.
En sortant, nous avons admiré le mélange saisissant entre bâtiments anciens et architecture moderne qui caractérise Copenhague. Nous sommes passés devant les jardins de Tivoli, célèbre parc d’attractions qui attire chaque année près de 5 millions de visiteurs. La queue impressionnante à l’entrée témoignait de sa popularité, mais nous avons préféré poursuivre notre découverte de la ville à pied.
Notre parcours nous a menés vers une grande place majestueuse : la place de l’hôtel de ville, dominée par l’imposant City Hall. Ce bâtiment, ouvert au public, méritait une visite approfondie. Le hall principal nous a particulièrement impressionnés : cette salle somptueuse, ornée de drapeaux danois et de bustes de personnages marquants de l’histoire danoise, respire la grandeur.
Après cette incursion dans l’histoire institutionnelle danoise, nous avons poursuivi notre exploration du centre-ville, arpentant les rues piétonnes que nous n’avions pas eu le temps de découvrir la veille. Chaque rue révélait de nouveaux trésors architecturaux et commerciaux.
Comment résister à l’envie de retourner dans le si joli quartier de Nyhavn ? Cette fois, nous avons poussé notre exploration un peu plus loin, découvrant dans sa continuité un quartier écologique fascinant, véritable oasis urbaine d’où les voitures sont bannies.
L’accès à ce quartier se fait par un pont à la silhouette futuriste, réservé exclusivement aux piétons et cyclistes. Cette passerelle symbolise parfaitement l’engagement de Copenhague en faveur de la mobilité douce. L’été, ce quartier abrite « la plage urbaine de Copenhague », concept original qui permet aux citadins de profiter des plaisirs balnéaires sans quitter la ville.
La journée s’est écoulée. Vint le moment de rentrer au camping. Arrivés à la gare centrale, nous avons cherché la bonne voie pour notre train de banlieue habituel.
Pensant l’avoir trouvée, nous sommes montés dans un train, non sans un gros doute qui nous taraudait. En effet, ce train semblait différent de ceux que nous avions empruntés précédemment. Malgré nos réticences, nous nous sommes installés, confiants malgré tout.
Notre erreur ne tarda pas à se révéler de manière spectaculaire ! La vitesse de notre train était bien supérieure à celle des trains de banlieue habituels. Nous avons vu défiler notre station à une vitesse vertigineuse, impuissants et quelque peu paniqués. Il ne nous restait plus qu’à attendre fébrile le prochain arrêt.
Vingt kilomètres plus loin, nous avons enfin pu descendre de ce train express qui nous avait emmenés bien au-delà de notre destination ! Heureusement, nous avons pu reprendre un train de banlieue dans le bon sens et rentrer au camping, amusés par cette mésaventure qui donnait une fin rocambolesque à notre séjour copenhaguois.
Demain, nous reprenons la route en direction de la France, cap sur Nantes. Cette étape copenhagoise marque la fin de notre découverte des capitales scandinaves et pratiquement la fin de notre aventure scandinave.
A bientôt pour la conclusion ….


Il vous arrive quelques mésaventures, mais vous vous en tirez toujours élégamment! Merci pour ce beau récit et ces merveilleuses images de Copenhague. Bon retour!
Bon retour ! Et Merci pour ces récits et les belles photos.
A Bientôt !!